Madjo, Cleary

1449bn Photos du concert ICI

Nomad Café, 13 Mars 2015.

Encore une belle soirée au Nomad Café qui enchaîne les bons plans en ce début d’année.

Elle commence avec une découverte (pour moi en tout cas) du nom de Cleary, un Aixois qui a vécu en Irlande et vient présenter des chansons pop/folk plutôt agréables.
Un live intimiste avec des instruments aussi divers que le xylophone et le melodica, où le public est souvent mis à contribution, à chuchoter le bruit du vent, tapoter dans sa paume pour faire celui de la pluie, quand ce n’est pas un spectateur qui est invité à mimer au milieu de la salle.

Pas vraiment retenu les paroles de ses morceaux mais bien apprécié celui où il faisait allusion aux circuits du jeu Mario Kart, tout comme sa reprise teintée d’électronique quasi björkienne du « Baby Love » des Supremes.

La tête d’affiche du soir n’a pas attiré autant de monde que je pensais, mais la salle est suffisamment remplie pour réserver un bel accueil à l’exquise Madjo et ses musiciens.
J’avais raté son premier passage à Marseille, il y a 5 ans déjà au poste à galène, mais garde un super souvenir du premier disque emmené par « Je claque les doigts » entêtant single découvert sur Nova à l’époque.
Pas encore écouté son récent disque « Invisible world » et donc un peu surpris au départ par la direction prise par la Savoyarde.

Premier constat, elle ne chante plus aucun morceau en français, ce qui nous privera malheureusement du tube précité, mais ce sera vraiment mon seul bémol.

Si les racines folk sont toujours présentes, sa musique a pris une ampleur assez ambitieuse, et ça s’entend dès les premiers « Shine », « Mockingbird » et le beau « Leave the child ».
Son groupe est au diapason de sa voix, que ce soit le batteur, le beatboxer et le guitariste, tout est cohérent et rien laissé au hasard.

La relecture du « Riders on the storm » des Doors trouve naturellement sa place dans son répertoire, Madjo est de ces artistes qui vivent leurs chansons intensément, scotchant la salle à de nombreuses envolées qu’on a plutôt l’habitude d’entendre chez ses cousines anglo-saxonnes, Florence And The Machine en tête.

Il y a un décalage assez saisissant avec l’humilité de ses interventions entre deux titres et ce qu’elle propose sur scène.

Pendant une heure de haute volée on s’est laissé emporter par une star en puissance qui s’ignore, capable de troubler les plus blasés, qui n’a peut être pas choisi le chemin de le plus simple de toucher le grand public mais en a tous les atouts.

Quoiqu’il arrive on suivra son évolution avec curiosité et le souvenir d’une prestation en tout points remarquable.

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