Acontraluz (2/2)

Acontraluz-Festival-Marseille

Photos de la soirée ICI

Esplanade J4, 5 Septembre 2015

Troisième et dernier soir pour cette belle édition d’Acontraluz avec une fréquentation logiquement en hausse comparé à jeudi.

L’ambiance est déjà au rendez-vous avec le jeune Darius qui semble avoir pas mal d’amateurs, fort de ses deux ep’s sortis sur le très en vue label Roche Musique.
Et il faut bien dire que sa house funky est une introduction idéale pour cette soirée placée sous le signe de la nu disco, une jolie découverte.

Les visuels sont encore une fois de toute beauté et on se plait à découvrir des remixes très réussi de titres familiers récents comme « Oursinet » de Tellier ou « Time » de Jungle, mais aussi des vieilles scies comme « Gypsy woman » de Crystal Waters.

On aurait aimé que Breakbot en prenne un peu de la graine mais ce que l’on avait écrit en 2012 se vérifie en 2015, il est définitivement plus roublard que bosseur.

Un set en dilettante où l’on a quand même plaisir à danser sur ces pépites intemporelles que sont « Miura » de Metro Area et « How Long » de Lipps Inc.

Ça se gâte un peu ensuite avec ses tubes à lui « Fantasy » et « Baby I’m Yours » qui vieillissent moins bien et puis des choix bien trop évidents et joués tels quel, « Music sounds better with you » et « Don’t stop till it gets enough » (la musique du Loto diront les plus jeunes), des ficelles qui tombent un peu à plat.

On sauvera quand même à nouveau les visuels qui accompagnaient ce set.

Petit déception pour celui de The Magician dont j’attendais peut être un peu trop, me basant davantage sur ses débuts avec Aeroplane que ses récents remixes et productions.

C’est le premier à jouer dans l’obscurité et dont la veste et les visuels aux couleurs aussi criardes que les pochettes de ses maxis laissent un peu dubitatif.

Contrairement à Breakbot c’est cette fois impeccablement mixé mais coté son les titres joués mettent en avant des vocaux particulièrement putassiers, à l’exception de son remix du « I Follow rivers » de Lykke Li qui clôt sa sélection de manière autrement plus élégante.

Dans l’ensemble c’était quand même pas mal amené, mais j’aurais davantage apprécié un son plus instrumental comme celui qui va suivre.

Le pic de la soirée en ce qui me concerne, on le doit au Norvégien Todd Terje dont j’appelais la venue de mes vœux lors du passage marseillais de son comparse Lindstrom.
Aussi bien visuellement que soniquement, cette prestation fut de très haute qualité, maîtrisée du début à la fin et dansante à filer des crampes.

On y retrouve évidement son immortel « Inspector Norse » et son petit cousin « Delorean Dynamite », un re-edit disco dont il a le secret et tout plein de vertigineuses montées qui rehaussent considérablement le niveau de la soirée.

Que l’on quittera non sans avoir écouté le début du set de Solomun qui augurait du très bon dans une esthétique nettement plus sombre de celle du producteur précédant.

S’il propose une programmation aussi intéressante et pourquoi pas un peu plus de live, on reviendra volontiers à ce festival prometteur et en tout points parfait dans le genre.

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