Fiesta des Suds 2015 (1/2)

FIESTA

Photos de la soirée ICI

Dock des suds, 15 Octobre 2015.

Pas mis les pieds à la Fiesta des suds depuis 2011 et un peu comme pour Marsatac pas d’attente particulière pour celle-ci, c’est parti pour trois soirs de concerts et de « salut qu’est ce que tu deviens » dans ce cadre qui me manque un peu depuis qu’il n’y a plus beaucoup de concerts programmés le reste de l’année.

Jeudi il fallait arriver tôt pour la Cap Verdienne Elida Almeida qui a séduit un cabaret rempli à bloc avec une musique ensoleillée, un sourire ravageur et beaucoup d’interaction en français avec le public.

Dans la salle des sucres, c’est la séquence « les chiens ne font pas des chats » avec un groupe quasi inconnu mais dont les membres comprennent la fille de Catherine Ringer et feu Fred Chichin au chant et son fils à la guitare.

Minuit n’ont pas encore sorti d’album mais ont quand même droit à une grande salle, de quoi en défriser certains déjà agacés par la descendance pistonnée des Dutronc, Higelin et autres Chedid.

Aucune surprise en entendant leur musique très proche de ce que l’on connait des Rita Mitsouko, de la pop funky pas désagréable, qui manque probablement de folie mais qui devrait plaire à un public pas trop exigeant.

Mais même avec les meilleures intentions il est impossible de faire abstraction de leurs aînés en écoutant la chanteuse, sa prestation total mimétisme dans la voix, l’intonation et la gestuelle qui la dessert plus qu’autre chose.

Seule une reprise du « You Only Live Twice » des Strokes sort un peu du lot, pour le reste on attendra d’écouter sur disque pour voir si Minuit est capable de choses plus personnelles.

Un rapide tour à la scène extérieure pour écouter une légende du flamenco, l’espagnol Diego El Cigala, ça avait l’air très beau mais le froid glacial et l’impossibilité d’approcher la scène nous feront revenir indoor.

C’est ensuite le tour des Toulousais BigFlo & Oli, gros succès rap de ces derniers mois, d’investir la salle des sucres pleine à craquer avec une moyenne d’age sensiblement à la baisse dans les premiers rangs.

Ils ont une vingtaine d’années et l’enthousiasme des groupes en phase avec leur génération, se moquent gentiment de la mienne (« le rap c’était mieux avant ? avant j’étais pas né ») et s’avèrent la bonne surprise de la soirée.

Leur popularité se comprend assez rapidement avec ce live où l’humour est omniprésent, que ce soit lorsqu’ils invitent un spectateur sur scène pour mieux le vanner, improvisent un clash où les punchlines font mouche.

Il y a de l’énergie à en revendre et un flow parfois ultra rapide qui sont très appréciés, et une musicalité assez riche puisqu’en plus d’un bon scratcheur il y a un guitariste, un violoncelliste et un des deux membres joue parfois du clavier.

Si « Comme d’hab » leur single qui passe un peu partout ne me parlait pas vraiment, un de leurs autres morceaux clippés, j’ai bien aimé le sombre « Monsieur tout le monde » arrive à insuffler un peu de gravité sans tomber dans le pathos.

Du pathos on en aura droit avec Alpha Blondy sur la scène extérieure où il arrive très en retard accompagné de la section rythmique The Solar System.

Je gardais pourtant un bon souvenir de son concert à la même fiesta il y a une dizaine d’années, là on va dire que le froid et l’attente n’ont pas aidé à appréhender un premier quart d’heure très mollasson, sauvé par le récent et assez rock « No Brain no headache« .

Mais son interminable discours religieux et anti terroriste suivi d’un morceau qui ressassait exactement la même rhétorique, ça ne donnait plus trop de continuer à se les geler, tant pis pour les morceaux genre « Brigadier Sabari » sur lesquels j’aurais aimé danser.

Pirlouiiiit me prévient qu’au Cabaret le concert de Yuna commençait, et même si ce n’était pas la chanteuse Malaysienne homonyme que je connaissais ça valait le coup d’y jeter une oreille.

Point de r’n’b vaporeux avec ce groupe d’Antibes qui donne plutôt dans le hip hop percutant.

Les amateurs de old school apprécieront des reprises réussies de « I know i can » de Nas et « Fugee-La » des Fugees, on regrettera néanmoins une batterie parfois un peu envahissante qui gâchait un peu le groove du duo.

On quitte cette première soirée en attendant les deux autres qui auront aussi leur lot de bonnes vibrations.

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