Juniore + Bagarre + L’Impératrice (festival Avec Le Temps)

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Photos des concerts ICI

Une bonne surprise que cette affiche en mode découverte, venu à l’origine pour Juniore, le premier des trois groupes programmés, c’est au final l’ensemble du plateau qui s’est avéré plaisant.

Déjà c’est un plaisir de revenir voir des concerts au Cabaret Aleatoire qui n’en propose plus beaucoup au détriment des soirées dj qui semblent mieux fonctionner.

Ce soir la salle sera néanmoins bien pleine avec trois jeunes formations qui si elles s’expriment toutes en français le font das des styles bien distincts.

Juniore donc, découvert grâce à La Femme avec qui elles partagent une certaine fraîcheur, un girl band (comme les cultes Calamités ou les mal aimées Plastiscines) formé autour d’Anna Jean, chanteuse et compositrice entendue dans divers projets comme Bot’Ox, qui évolue avec ce groupe dans un univers pop 60’s mélancolique façon Françoise Hardy

Un seul EP à leur actif mais une bonne dizaine de titres joués avec entrain (particulièrement « mon autre », « marabout » et « christine), si on à rien contre se délecter d’une prestation statique mais sans esbroufe le plaisir est là.

Les mélodies sont limpides, servies par un son chaleureux, entre la guitare surf, une batterie appliquée et un clavier vintage assez obsédant.

Malgré des airs timides au départ la chanteuse échange pas mal avec le public, demandant si l’on aime danser avant de jouer un slow qui se danse seul (« Je fais le mort ») contente d’avoir quitté un Paris enneigé pour une Marseille ensoleillée.

Et de divaguer non sans humour sur « le syndrome du lundi matin, où vous avez envie de rien faire si ce n’est d’aller à la plage, sauf que vous vous pouvez » avant d’entonner le joli « Sur la plage ».

Sur les morceaux pas encore couchés sur disque on retiendra un instrumental assez classe et une rengaine entraînante qui sollicite les clap claps des plus motivés.

Si la majorité du public ne venait pas pour Juniore, une partie non négligeable semble en avoir apprécié le charme et le potentiel.

Le groupe qui suit tranche au niveau esthétique autant au niveau vestimentaire que musical.

Aux tenues sages des précédentes succèdent jogging adidas et chaines bling bling, et une mixture résolument plus moderne bien (avec un goût prononcé pour la Trap) que sonnant très 80’s par moments.

Bagarre disent faire de la « musique de club » et ne sont pas là pour faire dans la dentelle, mais envoyer du lourd avec une débauche d’énergie et de sonorités agressives qui fait monter la température d’un cran.

Ils sont trois à prendre le micro, la fille pour les stridents « Le Gouffre » et « Claque le », un des musiciens sur rappé façon cockney « Ris Pas », et sur tous les autres un chanteur à la voix puissante et assez habitée, parfois théâtrale aussi, qui mouille le survet’ et n’hésites pas à se mêler aux premiers rangs.

Pas forcément adhéré à l’ensemble (quoiqu’il y avait dans le lot un titre à la New Order assez irrésistible) mais à défaut de captiver à long terme, force est de constater que Bagarre a pas mal de munitions pour mettre le public dans sa poche et sera très probablement une attraction que beaucoup de festivals vont se disputer.

La soirée se termine avec une fois n’est pas coutume, un groupe ouvertement disco.

L’Imperatrice qui semble avoir pas mal de connaisseurs ce soir, leur musique est encore plus hédoniste et régressif que les deux autres groupes, et pour peu qu’on aime danser, un plaisir même pas coupable.

Si le genre est encore pas mal joué par les dj’s, et que son influence irradie encore pas mal de genres il y a somme toute peu de groupes récents qui se lancent sur les traces de Chic et consorts, tel les géniaux Escort, qu’on rêve de voir sur une scène marseillaise.

L’Imperatrice dans sa formule live band, ce sont des lignes de basses qui claquent, des cowbells qui donnent le tournis et à défaut de cordes et cuivres, des synthés qui lui confèrent un coté spatial assez redoutable.

Au niveau des morceaux instrumentaux le mélange rappelle un peu le Tellier de « Sexuality », ou le « Shadows » des Midnight Juggernauts, avec quelques discrète touches de house filtrée.

Le groove fonctionne naturellement sur la salle, petit bémol au niveau du son pas toujours à la hauteur, bien incapable de comprendre ce que chante la mutine Flore Benguigui au timbre acidulé.

Ça n’a pas empêché le groupe de recevoir l’ovation la plus longue de la soirée, donnant lieu à un rappel rêveur pour clôturer cette bien belle soirée.

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