Chroniques Automne 2017

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Festival MMX

Festival Fiesta Des Suds 2017

Marta & The Groovelvets à l’espace julien

Somehow (showcase) au Lollipop Music Store

Melanie De Biasio au Théatre Du Merlan

Martha High & Osaka Monaurail à l’espace julien

Chapelier Fou au Nomad Café

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Art Garfunkel

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Drôle de soirée.

Si je connais d’avantage la carrière solo de son ex comparse Paul Simon, la possibilité de chroniquer un concert d’Art Garfunkel en mode pépère au Silo ne se refuse pas, malgré le refus du pass photo de la production (il y avait d’ailleurs un speaker quelques minutes avant le concert qui le rappelle au public  » à la demande de l’artiste, merci de filmer ni photographier « , ça calme d’entrée les accros du smartphone le temps d’une soirée).

Qui dit places assises dit entendre les discussions des voisins, en mode cagole dans les premiers rangs, du genre « oh ça va il chante bien pour son age « , ou le navrant « oh il va faire que des ballades », mais aussi des vrais fans aux regards émus à l’arrivée du chanteur, lui même sincèrement content d’être là, chaleureusement accueilli au départ, sans imaginer ce qui allait par la suite.

Accompagné d’un guitariste délicat et d’un jeune pianiste (qu’Art ne tarit pas d’éloges), il commence avec quelques uns de ses classiques de son duo, « April come she will  » puis « The Boxer » très applaudis.

En humble interprète il dira ensuite son admiration des songwriters qu’il a magnifié comme Randy Newman dont il reprend le beau « Real Emotional Girl ».

De jolis moments même on sent malgré tout l’artiste de 75 ans en petite forme, aux envolées vocales limitées forcément décevantes quand on connaît les disques par cœur, plus ou moins indulgents selon les fans et les curieux, mais c’est ailleurs que le bat blesse.

Tous les deux morceaux Art Garfunkel va nous raconter des extraits de son autobiographie (si j’ai bien compris) avec une traductrice souriante mais parfois approximative, mais surtout des interludes sans doute émouvantes (comme sur son calvaire d’avoir perdu ses cordes vocales quelques années puis de les avoir retrouvées) mais très longues, beaucoup trop pour certains.

D’autant après les bijoux « Scarborough Fair » et « Homeward Bound » à la tonalité sans grosse nuances, c’était déjà l’heure pour un entracte entre gène et exaspération, une pause d’une bonne demi heure excusez du peu.

A son retour il y eut une lecture encore plus longue que les précédents au sujet de souvenirs de son ami Jack Nicholson sur le tournage du film « Ce plaisir qu’on dit charnel » de 1971.

Le plaisir définitivement gâché avec un incident inédit à ma connaissance, Art quitte la scène humilié et énervé après les commentaires de quelques spectateurs de plus en plus bruyants, dont un balancera un cinglant « For fuck sake, just sing ! ».

Les musiciens partent également, reste juste la traductrice reste sur scène, essayant de rappeler que le chanteur et également poète, même tout en comprenant que la plupart avait juste envie d’écouter ses chansons (« on a raqué 90 euros pour entendre de la lecture » persifle un autre voisin).

Après quelques minutes embarrassantes, les applaudissements de plus en plus fournis refont revenir le chanteur mais ni lui ni une partie de l’assistance, le cœur n’y est plus vraiment.

Il essaie quand même de lire un dernier texte, mais trop rapidement pour que la traductrice ne suive cette fois, repartant sans dit un mot la mine confite.

Le sourire reviendra néanmoins avec ses plus gros tubes que sont « The sound of silence » et « Bridge Over Troubled Water » avec un tout petit rappel avec le bien nommé « Now I Lay Me Down To Sleep ».

On imagine que le sommeil de la star aura sans doute été un peu troublé après cette date marseillaise un peu plus agitée que prévue.

La Femme + La Mouche

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 Photos du concert ICI

Une fois n’est pas coutume, il y avait pas mal de choix niveau concerts un dimanche, entre autres King Crimson ou Hindi Zahra, ce sera pour ma part le report du concert de La Femme reporté fin Mai.

Entre temps le deuxième album « Mystère » est paru à la rentrée et La Femme est dans tous les médias, couverture et éloges (disproportionnés comme toujours) chez Inrocks et Rock & Folk entre autres et quelques passages TV, et en toute logique l’Espace Julien affiche complet.

En première partie les Parisiens de La Mouche, dont c’est la première fois à Marseille dont il ne connait apparemment que le pastis.
Des musiciens au look bariolé et une chanteuse assez charismatique dont les acrobaties vocales et la présence m’a fait penser à celle des Concrete Knives.

Rigolard, énergique, éclectique, un peu bordélique aussi, on passe un bon moment avec La Mouche dont le concert qui a aussi le mérite d’être court. A voir sur la longueur.

Pas de surprise bonne ou mauvaise pour La Femme, encore un concert plaisant qui sera l’occasion de réévaluer sur scène les titres de leur dernier album que j’aurais moins adhéré que leur précédent.

Peut être un peu moins foufou qu’auparavant, plus pro, carré, avec quelques petites plaisanteries sur la boule à facettes disco, avec pas mal de remerciements pour l’ingénieur du son de ce soir, une acoustique il est vrai très confortable.

Le grand changement est surtout au niveau du public, plus jeune, plus féminin, et qui connait leurs paroles par cœur, sur certains morceaux presque twee pop tels « Septembre » et « Où va le monde » c’est à la limité du karaoké.

Bien aimé parmi les nouveaux titres les groovy « Exorciseur » et « SSD », sans oublier le « Mycose » qu’on a découvert lors du concert avorté.

Les classiques du 1er long format sont toujours aussi accrocheuses, « Si un jour », l’increvable « Sur la planche » ou « It’s Time to Wake Up (2023) » avant le rappel où on aura eu droit au single instrumental hors album « Paris 2012 » et évidement le fameux « Antitaxi » alors que Marlon fend la foule et que les spectateurs agités finissant en slam.

Malgré le succès du groupe les dédicaces habituelles en fin de concert sont toujours au rendez vous, pas vraiment des stars encore très accessibles, tant mieux pour leurs fans de plus ou longue date, pourvu que ça dure.

Gaspard Royant

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Photos du concert ICI

En voilà une belle soirée au Nomad Café qui propose cette semaine un plateau Rock’In My Casbah des plus alléchants.

Pas pu me rendre aux concerts de The Wanton Bishops et The Animen paraît-il excellents la veille, c’est avec plaisir que je retrouve cette salle trop peu connue pour une prestation de haute tenue de Gaspart Royant.

Raté ses deux précédents passages à Marseille au Poste à Galène puis au Théâtre Silvain mais bien apprécié leurs albums « 10 Hits Wonder » (2014) et « Have You Met Gaspard Royant ? » (produit par Edwyn Collins excusez du peu) publié il y a quelques mois.

Pour tous les amateurs de northern soul et de rock sixties ce concert est encore mieux, parfait du début à la fin malgré un public hélas aux abonnés absents.

Il s’en amuse en disant que ce soir « vous avez les meilleurs de Marseille, vous êtes l’élite », les spectateurs très réceptifs, beaucoup repartir du concert avec un cd ou vinyle dédicacé après le show.

Gaspart Royant a le look classe et ses chansons idoines, avec une section rythmique (et font également les chœurs) à l’efficacité redoutable, ça groove, ça claque, c’est fluide et sans aucun temps mort.

Ses morceaux courts s’enchaînent à merveille, avec de temps à autres quelques anecdotes sur certains titres, dont une assez drôle sur son origine de Haute Savoie notamment.

Quelques chansons plus calmes façon crooner comme « The Woods » à la guitare acoustique on pense un peu à Roy Orbison.

Il y aura une reprise du « Higher and Higher » du sous estimé Jackie Wilson dixit « le black Elvis » selon ses dires.

De l’inaugural « Hard Times » en passant par les tubesques « 7 inch club », « Baby I’m With You » au l’entêtant « Marty McFly » (pour les fans de Retour Vers Le Futur) c’est un sans faute et l’ovation logiquement au rendez vous.