Alt-J + Holy Two

32808439_10157519917984691_3078825187056025600_n Photos du concert ICI

Du rock au Dock des suds ? Ça se compte en années en ce qui me concerne, Rodrigo y Gabriela en 2014, hormis quelques souvenirs de festival Marsatac (un peu), fiesta des suds et babel el med (surtout).

Alt-J ne sont pas vraiment des habitués de mes playlists mais la curiosité était de mise ce soir, les Anglais faisant de grandes salles du style Bercy cet hiver, et donc ces fameux docks qui programment surtout de grosses soirées dj.

Avant eux, la première partie est française avec les Lyonnais de Holy Two dont j’avais un souvenir mitigé à leur premier passage en 2015, et malheureusement ça n’a pas évolué dans le bon sens. Rien de vraiment mauvais (enfin le son n’était pas terrible au début) mais rien de mémorable non plus, de la pop synthétique au kilomètre, avec l’inévitable louche de r’n’b dans l’air du temps, vaguement dansant, avec un titre en français (« à la Fishbach » me souffle mon voisin) et dans l’ensemble ça ne prend pas vraiment.

En revanche c’est beaucoup plus pro qu’à leurs débuts, la chanteuse est assez aguicheuse et ils ont l’air très gentils (« c’est un rêve d’ouvrir pour Alt-J, le groupe qui nous a donné envie de faire de la musique ») mais malheureusement le plateau décollera surtout avec la tête d’affiche.

Bonne nouvelle d’emblée, la salle des sucres est très bien remplie, avec un public assez jeune et pas mal d’anglophones (Erasmus ?) au premier rang.

Les amateurs du trio de Leeds sont aussi contents que le groupe qui joue pour la toute première fois à Marseille comme le rappelle à plusieurs reprises. Ne connaissant pas trop les trois albums du groupe, j’ai surtout reconnu les singles comme « Fitzpleasure », « Something Good » ou « Dissolve Me », avec un son et des effets de lumières de très belle facture (hélas, notre photographe du soir m’avait fait faux bon).

Au niveau des chanteurs, leur polyphonie sur pas mal de titres me fait parfois penser aux beaucoup moins connus Clouddead avec une voix haut perchée et une autre plus nasillarde, et côté musique les percussions et les mélodies parfois un peu alambiqués rappellent parfois les tout aussi rares Tv On The Radio.

Un des trois membres parle souvent en français et demande au public de chanter avec eux le fameux « Matilda » dans une ambiance très bon enfant. Un seul rappel après une heure et des poussières avec entre autres le très accrocheur « Breezeblocks » avec un break de batterie imposant.

Les fans de longue date semblent conquis, les curieux comme votre chroniqueur ont bien apprécié également. Un grand bravo à la SAS concerts pour proposer encore parfois ce genre de concerts à Marseille, le succès est au rendez vous et en appelle d’autres dans le genre…

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