M83

Photos du concert ICI

Cabaret Aléatoire, 10 Juin 2012.

Prévu initialement au Dock des Suds, ce concert aura attiré au Cabaret Aléatoire une très belle affluence pour un dimanche de Juin.

C’est peu dire qu’ils étaient attendus M83 vu le succès de leur dernier album des deux cotés de l’atlantique, et également du au fait qu’ils n’étaient pas passé à Marseille depuis 2005.

En première partie, un groupe Anglais, les Men Without Country qui partagent avec l’Antibois le même producteur.

Une rapide écoute du dit album ne me donnait pas plus envie de les voir, mauvaise impression confirmée avec ce concert mou du genou et souvent inaudible.

Ce qui m’a particulièrement agacé, en plus de leur manque d’originalité, c’est le mix déplorable des voix noyées sous les synthés.

Retenu aucune chanson en particulier, si ce n’est une reprise très moyenne du « All is full of love » de Björk.

Les lumières se rallument et force est de constater qu’à part quelques trentenaires habitués des salles rock, la moyenne d’age est plutôt jeune avec, plus étonnant, des midinettes en mode groupie avec le nom du groupe écrit sur leurs jambes.

Une boucle extrêmement repetitive nous fait patienter, et Antony Gonzalez (dont la ressemblance avec Jeremy Menez amuse les footeux) et ses musiciens investissent la scène dans une ambiance électrique.
« Ca fait plaisir de rejouer ici et parler Français pour changer » dit il visiblement ravi, il n’interviendra néanmoins pas beaucoup plus dans la soirée.

Cela commence très logiquement par « Intro » hanté sur disque par Zola Jesus et qui met à contribution la chanteuse et multi instrumentiste Morgan Kibby au timbre plutôt agréable.

Le ton est donné, en live M83 c’est un trip rouleau compresseur, une grosse machine son et lumières objectivement impressionnante.

Les animations sur néons vont bien avec les explosions de beats et de guitares, on découvre le groupe équipé à ce niveau et on comprend un peu mieux la présence d’enormes bus et camions à l’entrée.
Beaucoup de titres du dernier LP, dont les pétaradants « The bright flash », « Steve McQueen », et « Reunion » qui font trembler la salle et finissent un peu par assommer.

Aussi puissant qu’est le son administré, l’execution mécanique de l’ensemble laisse assez peu la place à l’émotion, c’est efficace mais très froid au final.

Evidement le public exulte au moment du tube « Midnight city » et son saxo rêveur, qui fera chanter aux fans le gimmick « wah ouh ouh wah » avant le rappel ce qui change un peu des « woh ho ho ho » et autres « po po po po po po ».

Le concert se finit avec un de leurs morceaux les plus dansants, « Couleurs » et on se met un peu à regretter que ce coté electro qui plaisait tant sur leurs premiers disques (pour la plupart zappés ce soir) ait été à ce point mis en retrait.

Cette direction rock tout azimuts et la relative brieveté du concert, compte tenu du prix de la place et de leur déjà riche discographie, me laissent un sentiment mitigé.

Pour autant la grande majorité du public, salué par le groupe avec des coeurs kikoo lol embarassants, semble avoir adoré et c’est tant mieux pour le groupe qui n’attendra probablement pas 7 ans de plus pour revenir dans le coin.

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