Husbands

husbandsPhotos du concert ICI.

Poste à galène, 26 Mars 2015.

– Hé Sami, tu penses qu’il y a moyen de moyenner pour une place pour aller voir Husbands ce soir ?
– ah je pense pas c’est complet de chez complet là avec le buzz, mais bon ils repassent cet été au théâtre Sylvain
– ouais je sais mais là y a tous mes amies qui y vont, fait suer de les rater!!
– bah c’est pas comme s’ils passaient pas tous les six mois dans le coin les Mathieu
– ah oui mais là rien à voir c’est Husbands quoi, ils sont même passés au « Grand journal »
– oh tu sais moi depuis qu’il y a plus Tania, je regarde plus trop.

Et voilà qu’une fois pas n’est coutume c’est un groupe local qui crée l’événement ce soir au Poste à Galène, éclipsant aux yeux de beaucoup la belle affiche d’ouverture de Babel El Med ou l’énième tour de guitare de Poppa Chubby à l’espace julien.

En plus d’avoir sorti un premier album réussi, Husbands ont réussi là le tour de force de susciter une attente somme toute inhabituelle pour une formation bien de chez nous, attirant ce soir un public majoritairement féminin acquis d’avance mais pas forcément habitué des petites salles.

Ça donne une ambiance agréable au départ du genre « ah toi aussi t’es là » qui au fur et à mesure va se transformer en « qu’est ce qu’ils foutent là ils se prennent pour des stars maintenant » pendant la sélection de Lord Library qui s’est prolongée au delà de 22h.

Un mix ouvertement pop et cinématique, où s’enchaîneront aussi bien Todd Terje que Boards Of Canada, Lee Hazlewood, Harry Nilson, Grandaddy, Whitest Boy Alive et même un air qui redonnera le sourire à tout le monde, la b.o du « grand blond avec une chaussure noire » du vénéré Vladimir Cosma.

Les lumières s’éteignent enfin et en voyant le seul Simon s’affairer derrière ses machines, je taquine les plus impatients, « ah voilà la première partie » et me reçoit des regards noirs en retour.

Ses deux comparses le rejoignent un peu après dans un grand soulagement, les groupies sont au taquet, dont une éméchée bien relou qui montera sur scène après le concert, plus les habituels venus davantage pour filmer que pour danser, la routine.

Musicalement le début de concert est très (trop ?) proche du disque, à savoir une electro-pop d’excellente facture, de celle qu’on a adoré ces dernières années chez Postal Service, Hot Chip ou Metronomy.

C’est plutôt visuellement qu’on est surpris, avec la référence grande classe (le film de Cassavetes) de leur nom de scène et la signature graphique de leurs pochettes, on peut regretter qu’il n’y ait aucun visuel ou projection pour les accompagner cette fois.

Scéniquement par contre, ces époux là mettent un peu les petits plats dans les grands.

Si Simon ‘ Nasser’et Mathieu ‘Kid Francescoli’ font dans la sobriété, Mathieu ‘Oh! Tiger Mountain’ est constamment dans l’emphase, ne tenant jamais en place sur une scène bien trop petite pour ses gesticulations.

Ça peut se comprendre sur les morceaux les plus dansants comme l’efficace « Where is my ego », un peu moins sur les titres plus tranquille où les poses rock’n’roll amusent plus qu’autre chose.

Il y aura pas mal de moments de laisser aller inattendus comme cette inclusion très drôle du « Ignition » de R Kelly sur un des morceaux de fin, et d’autres plus embarrassants où il insiste de manière appuyée pour que l’assistance se lâche davantage.

Celui là aura surtout dansé et chanté sur les titres du maxi d’il y a déjà deux ans, les déjà tubes « Let Me Down » et surtout « Dream », et commencé à planer sur le beau « Overseas ».

On appréciera également ces rythmiques reggae qui réhabiliteraient presque le « Dreadlock holiday » de 10cc, et d’une manière générale le plaisir qu’avait le groupe à présenter cette élégante carte de visite à ce nouveau public.

Parce qu’on a depuis une dizaine d’années pour certains souvent aimé leurs précédents faits d’armes, et qu’on en attendait peut être un peu trop ce soir, on reste un peu sur notre faim après leur prestation somme toute assez courte.

On a en revanche pas un doute sur le succès futur de ce nouveau projet, qui une fois bien rodé, a de solides arguments pour séduire bien au delà des cercles branchés.

3 réflexions sur “Husbands

  1. BRUNO dit :

    Rien à rajouter, je pense exactement chaque ligne. Très très sympa, mais il manque une bricole (une voix féminine comme dans Metronomy par exemple?). Et petit message à nos amies groupies: c’est mignon quand t’as 20 ans, mais à l’approche de la quarantaine, c’est embarrassant.

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