Arno

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Photos du concert ICI

22 Mars 2016, Espace Julien

Chose somme toute rare pour les concerts vus récemment c’est dans un Espace Julien à guichets fermés que j’arrive à me faufiler pour voir les derniers morceaux de la première partie assurée par Magali.

Une Marseillaise qui donne dans la chanson à l’ancienne, avec une certaine gouaille, toute seule et néanmoins très à l’aise avec son accordéon le public est plutôt réceptif à ses tranches de vie et lui réserve des applaudissements nourris.

Pendant l’entracte on aura l’occasion de papoter avec des fidèles parmi les fidèles du Belge, dont un qui s’est débrouillé pour le voir un peu partout une fois par an depuis ses débuts.

Le contexte de ce concert est tristement inhabituel avec les attentats le matin même, la salle ayant eu le réflexe logique d’annoncer sur son site que le concert aurait quand même lieu.

La soirée aura été chargée d’émotion mais jamais larmoyante, il y sera question avant deux titres, sa reprise du « Death Of A Clown » des Kinks où il dira être nostalgique des années 60 où l’on avait des envies de révolution, suivi d’un sobre « et ce soir je pense à Bruxelles », et un peu plus tard avec sa chanson « Brussels » d’il y a quelques années, agrémenté d’un « Il faut rester positif » qui réchauffe l’atmosphère.

Pour le reste de la setlist se partagera entre ses grands classiques et quelques titres du récent « Human Incognito » mais pas celle que je préfère (« Santé ») hélas.

Ce sera plutôt le single « I’m just a motherfucker » bluesy à souhait, l’utopique et très à propos « Je veux vivre », la bien nommée « Une chanson absurde » ou encore l’électrisante « Bathroom singer » au rappel.

Le concert vaut autant pour le groupe qui l’accompagne, aussi pertinent dans les morceaux calmes que les brûlots post punk période TC Matic, mais c’est avant tout pour son charisme, sa voix et son bagout inimitables qu’Arno reste la bête de scène qui remplit cette salle et les autres depuis si longtemps.

Ce n’est pour moi que la deuxième fois que je le vois, et la première que je l’apprécie réellement, ne connaissant ni sa musique ni son personnage lorsque je l’avais découvert un peu par hasard en 99 à la route du rock où un plaisantin l’avait programmé avant les délicats Tindersticks.

Arno c’est plus populaire qu’indie pop, de la chanson à boire, du rock qui envoie, plein d’anecdotes ou punchlines qui font rire toute une salle, du genre « j’suis content que vous avez payé », « j’ai un problème avec mon bazar », « j’ai rencontré une facteur lesbienne comme moi » ou encore « Vive les moules » avant la fameuse reprise des « Filles du bord de mer », numéro un à l’applaudimètre et seul moment où le public somme toute assez sage (et âgé ne nous voilons pas la face) se lâche totalement, danse la java et reprend en chœur plusieurs passages.

D’autres vieux morceaux font évidement leur effet, « Elle adore le noir », « Vive ma liberté », l’émouvant « Les yeux de ma mère », le plus cocasse « La vie est une partouze » et puis évidement « Putain putain », toujours vachement comme l’ensemble de deux heures dont la réception ne pouvait pas être un meilleur hommage du public Marseillais aux Belges dans leur ensemble.

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